La mémoire  

La mémoire est une fonction utilisée chaque jour par chaque être humain. Elle joue un rôle dans toutes nos activités. Elle façonne notre personnalité, conserve notre passé, nos connaissances générales et historiques.

En outre, la mémoire est la fonction qui nous permet d’intégrer, de conserver et de restituer des informations afin d’interagir avec notre environnement. Elle est indispensable à la réflexion et à la projection de chacun dans le futur.  

Les différents types de mémoires  

La mémoire à court terme : 

La mémoire du présent, offrant la possibilité de retenir une information pendant une courte durée. Elle est sollicitée en permanence : c’est elle qui permet par exemple de retenir un numéro de téléphone le temps de le noter, ou de retenir le début d’une phrase le temps de la terminer. 

Ces informations peuvent être manipulées ou utilisées, pendant une courte durée (quelques secondes) en vue de les utiliser pour accomplir une tâche. C’est ce que l’on appelle la mémoire de travail. Par exemple, lorsque l’on se rend en boulangerie, on réalise un petit calcul pour savoir le prix approximatif de ce que l’on veut acheter. 

Notre cerveau a la capacité de retenir une information dans le temps, si celle-ci est jugée pertinente, c’est ce que l’on appelle la mémoire à long terme.

Il existe deux types de mémoire à long terme :

  • celle mobilisée de façon consciente (mémoire explicite)
  • celle mobilisée de façon non-consciente (mémoire implicite). 

La mémoire à long terme implicite :  

Elle concerne les informations qui sont stockées dans l’inconscient et qui ne nécessitent pas une volonté d’être mobilisée.  

Elle se décline en différentes “sous fonctions” selon le type d’information.  

  • La mémoire procédurale : guide les automatismes : elle permet de conduire, de marcher, de faire du vélo ou jouer de la musique sans avoir à réapprendre à chaque fois.  
  • Les conditionnements émotionnels et les réflexes conditionnés : Il s’agit de celles nous permettant de réagir en fonction de ce que nos émotions nous ont transmis. Ceci concerne également les réflexes que nous héritons et/ou que nous apprenons grâce aux événements du passé : une répétition d’événements permet un apprentissage, qu’ils procurent des impacts positifs et/ou négatifs.  
  • Les amorçages : Ce processus de mémorisation est directement lié à nos expériences. Il sert à retrouver le titre d’une musique avec les premières notes ou un slogan publicitaire avec les premiers mots.

La mémoire à long terme explicite : 

Ce sont les informations que nous allons chercher volontairement. Elle regroupe nos connaissances, nos souvenirs et nos derniers apprentissages.  

Il existe donc 2 types de mémoires dites “volontaires” : 

  • La mémoire sémantique : ce sont les faits appris stockés de façon indépendante du contexte, on l’appelle la mémoire des savoirs théoriques. Par exemple, je sais que la capitale de la France est Paris mais je ne me rappelle pas d’où je détiens cette information. 
  • La mémoire épisodique : ce sont les faits appris récemment, souvent liés à un contexte. Elle nous permet de nous rappeler le mariage d’un ami, son contexte, et les émotions ressenties.

 Inserm / France Alzheimer

Comment fonctionne-t-elle ?  

Différents processus agissent dans l’ombre pour que l’information soit retenue sur une longue période. Tout d’abord, l’information va être entendue ou vue. 

Par exemple, une personne fixe un rendez-vous, au téléphone, pour 16h. Elle l’inscrit ensuite sur un agenda et le visualise donc à l’écrit. 

L’information du rendez-vous va être “gardée” en mémoire à court terme et “encodée” temporairement en mémoire à long terme. 

Mais pour que cette information puisse être “gardée” plus longtemps en mémoire, elle doit être répétée de façon volontaire. Elle va également se répéter seule sans que l’on ne s’en rende compte. C’est ce que l’on appelle la consolidation. 

Elle stabilise l’information en mémoire, facilitant son accès quand on le souhaite.

C’est pourquoi, avoir une information “sur le bout de la langue” ou la retrouver à l’aide d’un indice, peut signifier que le chemin de “récupération” de l’information est plus long ou sinueux. 

Le travail de la mémoire au sein des Pléiades 

L’établissement propose des ateliers pour travailler et améliorer la mémoire des résidents, quel que soit leur âge. Ces séances de stimulation cognitive incluent divers exercices adaptés pour renforcer les capacités mnésiques. 

Il existe différents types d’exercices pour stimuler la mémoire, adaptés à tous les âges. Que l’on ait 25 ans ou 80 ans, il est toujours possible de travailler et d’améliorer sa mémoire. 

On s’exerce consciemment en mémorisant une liste de courses ou inconsciemment en évoquant des souvenirs.

Roxane, psychologue clinicienne spécialisée en neuropsychologie au sein de l’établissement, organise et dirige des séances de stimulation cognitive. Ceci concerne les différentes fonctions cognitives des résidents et notamment leur fonctionnement mnésique grâce à des ateliers de réminiscence 

Ces ateliers de groupe, composés de six résidents et de Roxane, se déroulent deux fois par mois de 13h30 à 14h30 environ. Les participants choisissent un thème à explorer pour chaque séance. Ces séances s’appuient sur différents supports tel que des photos ou des écoutes pour stimuler tous types de mémoire, en faisant appel à des souvenirs, des émotions ou même susciter des découvertes et ainsi provoquer un sentiment de bien-être.

Huit séances sont programmées pour un groupe : 

  • La première a pour objectif de favoriser la découverte de chacun et ainsi créer une cohésion.
  • La dernière vise à effectuer un retour permettant aux participants d’exprimer leurs ressentis.  

Les groupes sont créés pour créer une homogénéité cognitive et sont renouvelés toutes les huit séances.

Ces ateliers ont pour double objectif de travailler la mémoire et de favoriser les rencontres et le lien social entre les résidents.